Post by Sciences Po

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« Voilà une fille qui a du culot ! » C’est ce que s'est dit Jacques Chirac, assis à l’autre bout de la salle, la première fois qu'il a vu Bernadette Chodron de Courcel dans une conférence de méthode à Sciences Po. Elle venait de se porter volontaire pour le tout premier exposé de l'année, sur le conseil d'un ami. En réalité, elle confiera des années plus tard qu’elle était surtout d'une « timidité terrible » et terrifiée. Derrière l'image protocolaire de la Première dame, il y avait une étudiante de la rue Saint-Guillaume. Plus rigoureuse et travailleuse, elle affichait de meilleurs résultats que son futur époux, au point de lui préparer régulièrement ses notes de cours. Une collaboration intellectuelle qui continuera de marquer toute leur vie politique. Puis la Sciences Po Alumni et femme de terrain qui, piquée au vif par les pronostics de Georges Pompidou qui prédisait une défaite en Corrèze, a pris le volant de sa voiture pour faire le tour des mairies et des maisons de retraite. Mais réduire Bernadette Chirac à son rôle d'épouse serait ignorer la femme politique et engagée qu'elle est devenue. Première femme élue conseillère générale de la Corrèze, adjointe au maire de Sarran, elle a tracé sa propre voie. En prenant la tête de la Fondation Hôpitaux de Paris, elle a fait de l'opération Pièces Jaunes un rendez-vous populaire incontournable, transformant concrètement le quotidien des enfants et des adolescents hospitalisés. De ses années à l'Élysée, elle disait simplement : « J’ai aimé représenter la France, je l’ai fait du mieux possible. » Une mission qu'elle menait à sa façon, au plus près des réalités, n'hésitant pas à descendre à 6h30 du matin pour échanger avec les équipes de ménage ou à passer du temps avec les cuisines et les artisans du Mobilier national. Sciences Po salue la mémoire de Bernadette Chirac. 📸 © Manuel Braun - Sciences Po Alumni

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