Post by Rami Khoury
RE Analyst | MSc in Real Estate
🏙️ Immobilier à Genève : Le risque énergétique est-il sous-estimé ? Dans le cadre de ma thèse de Master, j’ai analysé 158 transactions d’immeubles résidentiels (2023-2026) pour mesurer l’impact de la "Loi Énergie" sur les prix. 📊 Résultats clés : 📉 Efficacité énergétique (IDC) : Chaque tranche de 100 MJ/m²/an supplémentaire entraîne une décote d’environ -3,6%. L’effet est négatif et directionnellement clair, même si la taille de l’échantillon invite à la prudence quant à la précision de l’estimation. 🔥 Source d’énergie : un immeuble chauffé au mazout subit une forte décote de -14,7% par rapport au gaz. C’est le signal le plus marqué du marché. 🏦 Profil acheteur : Les fonds, SICAV et fondations de placement paient en moyenne +13,5% de plus que les sociétés immobilières privées. 📍Localisation : Le prix des immeubles baisse en moyenne de -2,2% par kilomètre d'éloignement du Jet d'eau. ⚠️ Le constat : La décote actuelle reste inférieure au coût réel actualisé des travaux de rénovation (estimé entre CHF 307 et 983 CHF/m² SRE après subventions). En clair, les acheteurs ne semblent pas encore entièrement compenser, dans le prix, les coûts de rénovation à venir. 📅 Pourquoi est-ce crucial ? À l’approche de l’échéance du 1er janvier 2027, l’enjeu devient central : si l’application de la loi se durcit, la valeur des bâtiments énergivores pourrait être davantage ajustée ; si la tolérance administrative persiste, ce passif de rénovation restera en partie invisibilisé dans les prix. Conclusion : L'indice de dépense de chaleur (IDC) est désormais sur le radar, mais il n'est pas encore le pivot des valorisations. 💡 Ouvert à tout commentaire critique ou retour d’expérience ! N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez recevoir l’étude complète ou échanger sur le sujet. Je suis par ailleurs à la recherche d’opportunités en investissement immobilier, asset management ou advisory.