Post by Nexus Terra
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𝗨𝗿𝗯𝗮𝗻𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗲𝘁 𝗦𝗮𝗻𝘁𝗲́ : la ville devient un traitement préventif En 2026, aménager la cité ne se limite plus à loger, déplacer ou employer : c’est agir, dès le plan, sur la santé de ses habitants. Les chiffres sont désormais difficiles à ignorer. En France, la pollution de l’air reste associée à environ 40 000 décès prématurés par an liés aux particules fines PM2,5, auxquels s’ajoutent environ 7 000 décès attribuables au dioxyde d’azote. Son coût pour la société est évalué entre 70 et 100 milliards d’euros par an. La chaleur devient, elle aussi, un déterminant majeur de santé urbaine. Santé publique France estime que, sur les neuf étés de 2017 à 2025, environ 11 700 décès sont attribuables aux périodes de canicule, et près de 40 000 décès à l’ensemble des périodes de chaleur surveillées. Les quartiers minéraux, denses et peu végétalisés amplifient ces effets par les îlots de chaleur urbains. L’accès à la nature reste également très inégal. Dans les grands centres urbains français, seuls quatre habitants sur dix disposent d’un espace vert public d’au moins 0,5 hectare à moins de 300 mètres de leur domicile. Autrement dit, la santé environnementale se joue aussi à l’échelle du trottoir, de la cour d’école, de l’arrêt de bus ou de la place de quartier. Cette réalité change la manière de concevoir les documents d’urbanisme. Le ZAN fixe une trajectoire claire : zéro artificialisation nette en 2050, avec un objectif intermédiaire de réduction de moitié de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers entre 2021 et 2031 par rapport à 2011-2021. Le PNACC-3 prépare, lui, l’adaptation du pays à une France à +4 °C en 2100. À l’échelle européenne, le règlement sur la restauration de la nature prévoit l’absence de perte nette d’espaces verts urbains et de couvert arboré d’ici 2030. L’enjeu n’est donc plus d’ajouter quelques arbres en fin de projet. Il s’agit d’intégrer la santé dès l’origine des choix d’aménagement : localisation des logements, exposition aux nuisances, végétalisation, mobilités actives, accès aux services, gestion de l’eau, confort d’été, vulnérabilité des personnes âgées ou précaires. La ville favorable à la santé n’est pas une ville décorative. C’est une ville qui réduit les expositions, protège les plus fragiles et anticipe les crises climatiques. La prévention sanitaire doit donc devenir un critère d’arbitrage urbain, au même titre que le foncier, le coût ou la constructibilité. Car l’urbanisme engage la santé publique pour plusieurs décennies. #SantéEnvironnementale #Urbanisme #AdaptationClimatique #QualitéDeLAir #NatureEnVille #ZAN #PolitiquesPubliques #NexusTerra