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🛴Trottinettes électriques à Bruxelles : une question de mobilité plus complexe qu'elle n'y paraît. Le gouvernement bruxellois vient de l'annoncer : les trottinettes électriques en libre-service disparaîtront de nos rues dès le 1er janvier 2027. La trottinette partagée s'était imposée en quelques années. Pratique, visible, moderne : elle incarne à première vue la mobilité urbaine de demain. Pourtant, les données invitent à nuancer l'enthousiasme. 📊 Un report modal qui questionne À Bruxelles, une étude de Bruxelles Mobilité portant sur 1 181 usagers montre que 70% d'entre eux auraient effectué leur trajet en combinant transports en commun et marche en l'absence de trottinette. Seulement 26% auraient utilisé un véhicule motorisé. Ce n'est pas la voiture que la trottinette remplace : c'est souvent le métro, le tram ou le bus. 🌱 Un bilan carbone à relativiser Certes, une trottinette émet moins qu'une voiture. Mais son impact réel dépend de ce qu'elle remplace et de sa durée de vie. En 2020, cette durée était estimée à seulement 7,5 mois à Bruxelles (Moreau et al., ULB). Le secteur a depuis progressé, mais le modèle du free floating reste structurellement coûteux : collecte en camionnette, renouvellement fréquent du matériel, fabrication délocalisée. Des études de cycle de vie menées à Paris estimaient le bilan carbone à plus de 105 gCO2eq/km, soit davantage que n'importe quel transport en commun. 💡 Ce que ça nous inspire chez Mpact Nous ne sommes pas opposés à la micromobilité, mais nous pensons qu'il faut apporter de la nuance en fonction du contexte. → La macro-mobilité partagée (train, tram, métro, bus) est à soutenir sans réserve. Les bénéfices sociaux et environnementaux sont largement démontrés. → La micromobilité partagée mérite d'être questionnée sérieusement. Certains modèles de free floating génèrent des externalités que l'usage individuel ne crée pas. → Les enjeux de sécurité publique, enfin, méritent d'être traités à la racine. Supprimer un outil ne résout pas les comportements qui en découlent. La vraie question, c'est : quelle mobilité partagée voulons-nous pour nos villes ? Nous serions curieux d'entendre votre point de vue 👀 📷 Kamilla Isalieva