Post by Ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec (MTMD)
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Quand on circule sur une route, on voit surtout l’enrobé (asphalte) ou le béton. Pourtant, la performance d’une infrastructure routière repose d’abord sur ce qui se trouve sous la surface. Au Québec, les routes doivent être conçues pour résister à des conditions particulièrement exigeantes: un gel hivernal profond pouvant atteindre 1,5 à 2mètres, des cycles fréquents de gel et de dégel, ainsi que la présence d’eau dans les sols. C’est pourquoi leur structure doit répondre à trois objectifs essentiels: • bien drainer l’eau; • résister aux effets du gel; • répartir efficacement les charges, notamment celles des véhicules lourds. Pour une route avec revêtement en enrobé (asphalte), la structure type comprend généralement, de bas en haut: • le sol support, soit le terrain naturel bien préparé et compacté; • une sous-fondation granulaire de 300 à 600mm et parfois davantage, souvent la couche la plus épaisse, qui assure le drainage et la protection contre le gel; • une couche de fondation de 150 à 300mm, qui procure une base uniforme et solide; • une ou deux couche(s) de base en enrobé de 60 à 120mm, qui joue(nt) un rôle structural; • une couche de roulement de 40 à 50 mm, soit la surface visible qui assure adhérence, étanchéité et confort de roulement. Les routes en béton, quant à elles, sont généralement privilégiées dans les zones très sollicitées, comme certaines autoroutes, zones industrielles ou intersections à fort volume de circulation. Leur structure repose sur le même principe de base: • un sol support préparé; • une sous-fondation et une fondation granulaires drainantes; • une dalle de béton d’environ 200 à 300mm, munie de joints de dilatation et de retrait renforcés par des barres de métal appelés goujons et tirants. Chaque couche joue un rôle essentiel dans la performance et la durabilité de nos infrastructures, particulièrement dans un climat aussi exigeant que celui du Québec.