Post by Michael AGUILAR
Conférencier international, CSP | Auteur de 12 best-sellers sur la vente et la motivation | Dirigeant VENDEURS D’ÉLITE | Chaîne Youtube + Podcast « VENDRE » + Bande-dessinée “Max Deblé”
Duralex n’est pas seulement une entreprise en difficulté. C’est un miroir d’un mal profond de notre pays. Duralex vacille pour la 5ème fois et, instantanément, le pays entonne le même refrain : indignation collective, élus en première ligne, salariés transformés en symboles nationaux, appels à « réinventer un autre modèle et abattre le capitalisme ». Les gens ne semblent toujours pas comprendre : Les émotions ne paient pas les factures. Le problème... c’est que Duralex n’a survécu ces dernières années qu’à coups de prêts d’État, d’aides publiques, de garanties des collectivités et de commandes institutionnelles. Alors, oui une Scop peut être une aventure admirable. Oui, reprendre son destin en main force le respect. Mais une entreprise ne tourne ni à la nostalgie, ni à l’attachement populaire, ni aux slogans. Elle tourne au cash. Parce qu’au bout du compte, il faut payer l’énergie, financer les investissements, remplacer les machines, financer les stocks, affronter la concurrence et surtout : convaincre les clients de payer suffisamment cher pour dégager de la marge pour financer le développement (après avoir été essoré par le fisc). La rentabilité n’est pas une insulte, c’est juste ce qui sépare les entreprises qui durent de celles dont on fait des documentaires émouvants. Le paradoxe français est fascinant : Nous adorons les entreprises lorsqu’elles deviennent patrimoine national. Mais dès qu’elles parlent productivité, marges, restructurations, capital, compétitivité,parts de marché, nous détournons notre regard avec désintérêt sinon mépris. Une partie de la gauche adore les coopératives parce qu’elles semblent résoudre magiquement le conflit entre profit et travail. Mais la réalité du business est dépourvue de romantisme : Les fours ne fonctionnent pas à l’idéologie ni au romantisme. Ils fonctionnent parce que l’entreprise a du cash pour payer le gaz, les salaires, l’amortissement du matériel. Et pour qu’une entreprise ait du cash, il faut qu’elle vende. Oui, Vendre… Vous savez ce gros mot… les vendeurs, les marketeurs, cette race de gens que tout le monde déteste mais qui font rentrer du cash qui paie les salaires…