Post by Lina Lounas
Student and activist.
“Si le monde était clair, l'art ne serait pas.”, Albert Camus. La catégorisation traditionnelle de la puissance ne suffit plus à rendre compte des équilibres internationaux contemporains. Une part croissante de l'influence des États se construit désormais sur un terrain plus abstrait : celui de la culture. Avec près de 400 millions de locuteurs et le premier réseau culturel au monde par le nombre d'implantations, la francophonie française doit néanmoins composer avec des facteurs complexes notamment la position dominante de l'anglais, l'évolution de la création avec le numérique et la nécessité de repenser le rapport à un héritage colonial. La francophonie vit-elle par sa mémoire… ou par ce qu'elle est encore capable de faire naître ? C'est autour de cette interrogation que s'est articulée notre table ronde, en trois axes : - La francophonie comme langage de création universelle. - L'art comme instrument de puissance. - Les périphéries comme nouveaux foyers de culture. Mes remerciements à nos intervenants, Anne Bourgois, Guila Clara Kessous et Alban corbier-Labasse pour leur générosité dans l'échange, la profondeur de leurs réflexions et l'envie qu’ils nous ont donné de les rejoindre dans cet engagement pour le rayonnement de notre patrimoine. Je tiens également à saluer l’engagement de Nicolas Kalantari président d'#OSETHOS, qui m’a fait confiance en me confiant l’animation de cet événement et qui réussit à fédérer toute une communauté imprégnée de cette volonté d’agir pour les autres, le temps long et le beau (incarné cette fois-ci grâce à Suzanna Flammarion-de Bokaÿ et son accueil). Enfin, la francophonie est cette capacité collective à produire du sens, à créer du lien et, ce faisant, à exercer une influence. Sa prospérité ne dépend pas uniquement de nos institutions ; elle dépend, avant tout, de l'usage que chacun d'entre nous décide d'en faire. A vos langues et à vos plumes !