Post by Kossidjin Martial AKOUETE
Geopolitics analyst || Peace and security || Africa and Middle East Geopolitics || Sustainable Development || Graduate in Diplomacy and International Relations from the National school of Administration of Benin
🌍 DIOMAYE FAYE A T -IL TRAHI LE PASTEF ⁉️ Décembre 2024 : le président Diomaye Faye apporte son soutien à Aïssata Tall pour occuper la fonction de cheffe de l'opposition parlementaire, contrairement à la position défendue par Ousmane Sonko, alors Premier ministre et leader du PASTEF. Ce qui pouvait apparaître comme une divergence ponctuelle s'est progressivement révélé être l'expression de visions différentes de l'exercice du pouvoir. Entre la fin de l'année 2025 et le début de l'année 2026, les désaccords deviennent plus visibles. Ils portent sur des questions majeures telles que la dette publique, le rythme des réformes, les relations avec le FMI ou encore la conduite de l'action gouvernementale. Les développements qui ont suivi sont désormais connus de tous. Dès lors, plusieurs interrogations se sont imposées dans le débat public : Bassirou Diomaye Faye s'est-il éloigné du projet originel du PASTEF ? A-t-il pris ses distances avec la ligne politique qui a porté l'alternance de 2024 ? Ces questions sont légitimes. Mais elles ne sauraient être les seules. D'autres interrogations, moins immédiates mais tout aussi essentielles, méritent d'être examinées. Le PASTEF n'attend-il pas du président un rythme de transformation difficilement compatible avec les contraintes de l'État ? Dispose-t-il de l'ensemble des informations et des responsabilités qui accompagnent l'exercice de la magistrature suprême ? Et, au fond, qui porte constitutionnellement la responsabilité du leadership sénégalais ? L'expérience du pouvoir enseigne une réalité souvent sous-estimée. L'accession à la magistrature suprême modifie profondément la perception des enjeux. Le président de la République est confronté à un volume d'informations, à des impératifs de stabilité et à des arbitrages stratégiques auxquels nul autre acteur politique n'est exposé dans les mêmes proportions. Cette réalité conduit parfois à reconsidérer le rythme, les modalités ou même la hiérarchisation des réformes envisagées avant l'exercice effectif du pouvoir. C'est probablement dans cette dynamique qu'il faut situer le cas sénégalais. Alors que Sonko et une partie du PASTEF demeurent attachés à une ligne plus souverainiste et plus volontariste, Diomaye Faye semble privilégier une approche davantage pragmatique et graduelle. Dès lors, la véritable question n'est peut-être pas celle d'une rupture avec le projet du PASTEF, mais celle de l'inévitable confrontation entre les ambitions d'un projet politique et les réalités de l'exercice du pouvoir. Selon vous, l'exercice de la fonction présidentielle constitue-t-il une fidélité au projet politique par d'autres moyens, ou Conduit-il nécessairement à redéfinir les priorités initiales à l'épreuve des réalités de l'État ? #Sénégal #BassirouDiomayeFaye #OusmaneSonko #PASTEF #Gouvernance #LeadershipPolitique #PolitiqueAfricaine #AfriqueDeL’Ouest #AnalyseStratégique #Géopolitique #PaixEtSécurité #UnionAfricaine #CEDEAO
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