Post by Institut Pasteur

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En 1972, un Prix Nobel prend la barre des témoins au procès de Bobigny. Biologiste visionnaire, Prix Nobel, résistant et humaniste, Jacques Monod reste, 50 ans après sa disparition, l'une des figures les plus marquantes de l'histoire de l'Institut Pasteur et de la biologie moderne. Avec François Jacob et André Lwoff, il découvre le premier système de régulation génétique, l'opéron, une avancée fondatrice qui permet de comprendre comment les cellules activent ou bloquent certains gènes selon leur environnement. Une découverte qui leur vaut le Prix Nobel de physiologie et médecine en 1965. Entré à l'Institut Pasteur en 1945 dans le laboratoire d'André Lwoff, Jacques Monod prend ensuite la tête du service de biochimie cellulaire en 1954, avant de devenir directeur général de l'Institut en 1971. Il y forge une communauté scientifique d'exception, forme de nombreux chercheurs et imprime durablement sa marque sur le fonctionnement de l'institution. Au-delà du laboratoire, Jacques Monod est un homme de conviction. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engage toute sa vie pour les libertés et les droits humains : droit à l'avortement, planning familial, lutte contre le racisme et la peine de mort. En 1972, il témoigne publiquement au procès de Bobigny aux côtés de Gisèle Halimi pour défendre le droit des femmes à disposer de leur corps. Philosophe autant que scientifique, il interroge dans « Le Hasard et la Nécessité » la place du vivant, de l'évolution et de l'humanité dans l'univers, redonnant à la biologie une place centrale dans les grands débats de son temps. 50 ans après sa disparition, l'héritage de Jacques Monod continue d'irriguer la recherche fondamentale et de rappeler que la science, à son meilleur, est indissociable d'un engagement pour l'humanité.

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