Post by Institut Pasteur

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Épidémie d'Ebola Bundibugyo en RDC et en Ouganda : ce que l'on sait, et comment l'Institut Pasteur agit Depuis mars 2026, une épidémie d'Ebola due à l'espèce rare Bundibugyo frappe la République démocratique du Congo et s'étend désormais à l'Ouganda. Au 16 juin 2026, l'OMS recense 827 cas confirmés et 194 décès, et a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale. En quelques semaines, cette flambée est devenue l'une des plus importantes épidémies d'Ebola jamais enregistrées, et déjà la deuxième plus grande observée en RDC depuis la découverte du virus en 1976, toutes espèces confondues. La détection tardive de l'épidémie s'explique par le faible accès aux soins dans la région de l'Ituri et par des outils diagnostiques principalement adaptés à l'espèce Zaïre. Le virus a circulé plusieurs semaines avant d'être officiellement identifié mi-mai, ce qui explique en partie l'ampleur atteinte dès sa déclaration. L'espèce Bundibugyo est génétiquement très éloignée de la souche Zaïre, avec des différences atteignant environ 40 %. Cette distance rend les vaccins et traitements existants non directement transposables. Aucun vaccin ni traitement n'est à ce jour homologué contre cette souche : la réponse repose sur les mesures classiques de santé publique, détection rapide, isolement des patients, suivi des contacts et interruption des chaînes de transmission. L'Institut Pasteur est pleinement mobilisé. Le Centre national de référence (CNR) des fièvres hémorragiques virales, coordonné par l'Institut Pasteur et basé à Lyon, assure en France le diagnostic de référence des infections à virus Ebola, incluant confirmation diagnostique, détection du virus et séquençage génétique de la souche. La Cellule d'investigation des épidémies (OITF) mobilise des experts pour appuyer les autorités sanitaires sur le terrain. L'unité Anthropologie et écologie de l'émergence des maladies, qui a conduit des études dans la région de l'Ituri, contribue à adapter les mesures de santé publique aux réalités locales. Enfin, l'unité de Biologie des infections virales émergentes travaille au développement de vaccins contre l'ensemble des Filovirus, dont Ebola Bundibugyo. À ce stade, le risque pour la France et ses territoires ultramarins demeure considéré comme faible. Les protocoles de gestion des cas suspects sont pleinement opérationnels.

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