Post by Insee
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📣 « 𝗟’𝗶𝗻𝗱𝘂𝘀𝘁𝗿𝗶𝗲 𝘁𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮 𝗯𝗮𝗿𝗿𝗲, 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗲́𝗻𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗮𝗰𝗰𝘂𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝘂𝗽 » : 𝗹𝗮 𝗡𝗼𝘁𝗲 𝗱𝗲 #𝗰𝗼𝗻𝗷𝗼𝗻𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗷𝘂𝗶𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗮𝗶̂𝘁𝗿𝗲 ! 📊 Le titre de cette note résume bien la situation de l’économie française. En effet, les ménages subissent de plein fouet la remontée de l’inflation mais l’industrie exportatrice tient bon et apporterait un peu de croissance. Le déclenchement de la guerre au Proche-Orient est venu percuter ces dynamiques. Le blocage du détroit d’Ormuz a entraîné un assèchement du marché du pétrole brut et une envolée des cours. Dans toutes les économies avancées, le prix des carburants a flambé, l’Europe subissant en plus une hausse de ses coûts d’approvisionnement en gaz. Alors évidemment, la pression est redescendue avec le protocole d’accord trouvé ce week-end : en prévision nous avons figé le pétrole à 85$ soit moins que le pic de fin avril au-delà de 110$ mais plus que le niveau qui prévalait fin 2025 autour de 60$. En France comme ailleurs, l’inflation a bondi. La diffusion rapide de la flambée des hydrocarbures se limite pour le moment aux effets de « premier tour », c’est-à-dire aux impacts sur les prix à la pompe et ceux du gaz de chauffage. Ce choc de prix du pétrole représente un appauvrissement du pays de l’ordre de 0,2 à 0,3 point de PIB en 2026, un choc nettement plus faible qu’en 2022. Comme en 2022, il semble que, globalement, les entreprises parviennent à préserver leurs marges, en répercutant rapidement leurs coûts et en limitant les augmentations de salaires. Mais contrairement à 2022, l’Etat a opté pour des soutiens moins coûteux que les mesures générales prises à l’époque. Et donc ce sont les ménages paieraient l’essentiel de la facture avec un pouvoir d’achat qui se comprimerait de 0,3 % en 2026. Mais l’industrie tirerait son épingle du jeu et entretiendrait la flamme de la croissance française. L’activité française connaîtrait une embellie printanière avant d’être rattrapé par l’absence de demande des ménages en seconde partie d’année. Sur l’ensemble de l’année nous prévoyons une croissance de 0,7 %, un rythme assez proche de nos voisins européens. Du côté du marché du travail, la situation se dégrade. La croissance se ferait sans emploi parce que les industriels disposent des capacités pour produire plus sans embaucher. Et comme la population active augmente, le chômage poursuivrait implacablement sa remontée à 8,4% en fin d‘année, contre 7,9% un an plus tôt. 🔍 Découvrez aussi les éclairages : ➡️ Le choc énergétique de mars 2026 comparé à celui de 2022 ➡️ Les émissions de gaz à effet de serre de la France en 2026 ➡️ Une population active plus dynamique qu’anticipé en 2022 ➡️ Un nouvel indicateur synthétique de « climat de l’épargne » ➡️ La hausse du commerce mondial en 2025 ➡️ L’inflation en France comparée à celles des autres économies européennes Retrouvez la note 👉 https://lnkd.in/eksYvmUY