Post by Didier Quintard

Communication stratégique & dirigeants • Récits d’entreprise • Accompagnement des transitions (Ex-Directeur de la communication – 20 ans en groupe coopératif)

Lecture intéressante ce matin : 🔗urlr.me/zr5uas Un document de FranceAgriMer et Agreste - Ministère de l’Agriculture qui repose quelques bases dans le débat sur la souveraineté alimentaire. Car derrière le mot, que met-on vraiment ? Depuis la crise du Covid en particulier, ce terme s’est imposé dans le débat public. Mais comme souvent avec les mots très utilisés, ils finissent parfois par perdre en précision. Le doc apporte un peu de méthode et des données pour abonder un débat souvent dominé par les formules. Il mobilise notamment deux indicateurs de filières, encore peu connus du grand public, qui évite des approches trop globales : ✔️ 𝗧𝗔𝗔 — taux d’auto-approvisionnement ✔️ 𝗧𝗗𝗜 — taux de dépendance aux importations Dans le document, un fondement est posé clairement : 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲𝘁𝗲́ 𝗮𝗹𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹’𝗮𝘂𝘁𝗮𝗿𝗰𝗶𝗲 ! Dans un système alimentaire mondialisé, il ne s’agit pas d’éliminer toute dépendance, mais plutôt de les comprendre et de les maîtriser, d'autant qu'elles ne se valent pas ! La dépendance vis-à-vis de partenaires européens, partageant des standards de production proches, n’est pas comparable à celle qui peut exister avec certains pays tiers. La souveraineté doit aussi s’entendre sur l’ensemble du système agricole : engrais, énergie, matériel… certains moyens de production restent fortement dépendants d’approvisionnements extérieurs. Un levier apparaît en revanche peu : 𝗹’𝗶𝗻𝗻𝗼𝘃𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻. R&D agronomique, amélioration variétale, agroéquipements, nouvelles formes de protéines, adaptation au changement climatique… la capacité d’investissement de la France et de l’Europe dans ces domaines participe aussi directement à leur souveraineté. Au fond, la brochure a surtout le mérite de remettre un peu de sens dans un mot devenu omniprésent. Car 𝗱𝗲𝗿𝗿𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲𝘁𝗲́ 𝗮𝗹𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲, 𝗹𝗮 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗲𝘂𝘁-𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗶𝘀𝗼𝗻𝘀, 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝗰𝗰𝗲𝗽𝘁𝗼𝗻𝘀… et celles que nous choisissons de réduire. Et là, on touche clairement à une dimension géopolitique !

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