Post by Conseil économique social et environnemental
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40% des jeunes des quartiers prioritaires de la politique de la ville vivent sous le seuil de pauvreté. Trois fois plus que la moyenne nationale. 1 362 quartiers en France métropolitaine, auxquels s'ajoutent 247 QPV ultra-marins, cumulent fragilités sociales, urbaines, sanitaires et environnementales. Pour y répondre, le gouvernement a déposé un projet de loi visant la relance du logement. Son article 1er lance un troisième programme national de renouvellement urbain (PNRU3) pour 2026-2040, avec 5 milliards d'euros sur quinze ans. Le Premier ministre a saisi le CESE en urgence pour examiner cet article. Le CESE a adopté ce vendredi 5 juin un avis, rapporté par Marie Noëlle Lienemann et Maud Lelièvre, qui soutient le lancement du PNRU3 et qui formule neuf préconisations pour en renforcer la portée, l'équité et l'efficacité. Il pointe trois conditions de réussite. ➡️ Sécuriser les financements. Les 5 milliards doivent constituer un plancher, pas une enveloppe définitive. Les deux précédents programmes ont atteint 12 milliards après revalorisation. Le CESE demande une réévaluation dans trois ans et une augmentation significative de la part de l'État, au-dessus des 10 % qui avaient prévalu dans les précédents PNRU ➡️ Maintenir la priorité aux QPV. Le seuil de 150 quartiers bénéficiaires est prématuré. Les quartiers prioritaires doivent concentrer au moins 80 % de l'enveloppe. ➡️ Mieux prendre en compte les Outre-mer. Foncier rare, matériaux coûteux, habitat informel, insalubrité : leurs contraintes structurelles justifient une part significative de l'enveloppe et une mention explicite dans la loi. Rénover le bâti ne suffit pas. La transformation durable de ces quartiers exige une politique de la ville ambitieuse, des services publics de proximité, un soutien aux associations et une mobilisation de l'ensemble des politiques de droit commun. Rendez-vous en commentaire pour le lien de l'avis ⤵️