Post by Association LAZARE

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UN DE NOS COLOCS A DIT : "LA FRAGILITÉ PSYCHIQUE, à moins de la vivre, on ne peut pas comprendre. Il faut libérer la parole et que les gens comprennent que ça ne relève pas du manque de volonté et que tout le monde peut être touché". A Lazare, on pense chaque mandat de l'association avec les colocs, et ces derniers ont placé la santé mentale comme priorité. En effet, de nombreux colocs Lazare issus de la rue arrivent dans nos maisons fragilisés par des souffrances ou des maladies psychiques après des années de galère matérielles, sociales, affectives, qui sont vécues par eux comme des doubles peines, et qui ne laissent pas indifférents ceux qui vivent auprès d’eux, jeunes actifs ou familles responsables. Pour initier ce travail sur la santé mentale au sein de nos colocations solidaires, nous sommes partis de la parole des plus fragiles, et nous avons demandé à un groupe de colocs vivant des souffrances psy de partager ses réflexions. L'équipe Lazare s'en est ensuite emparé pour déployer un soutien médical et psy au service des maisons. Ainsi, au cours des prochains mois, 5 maisons expérimenteront la présence d'un médecin coordinateur et d'un psychologue clinicien pour éclairer la famille responsable sur ce qui se vit dans les colocations. Il ne s'agit surtout pas de devenir une structure de soin : pour moi, tout l’enjeu de ce projet santé mentale, c’est l'équilibre entre le soutien psychologique nécessaire et la gratuité de la vie fraternelle vécue quotidiennement à Lazare. Parce que ce qui se vit dans nos maisons de manière très simple en apparence comme s’attendre pour dîner, se dire bonjour chaque jour, compter sur la présence de l'autre, c'est une manière de prendre soin de l'autre en le regardant vraiment, et c'est un soin qui ne peut pas être apporté par la psychiatrie. Aurélie Duché

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