Post by Alexis Treilhes

J’aide les organisations à bâtir des stratégies compatibles avec le monde et le climat de demain | Prospective & adaptation au changement climatique | Consultant – enseignant – conférencier

Il n’y a pas que le climat dans la vie ! COP oblige, on devrait parler un peu plus de gaz à effet de serre et de changement climatique cette semaine… du moins si Mbappé se remet de sa blessure aux adducteurs avant le mondial dans 2 semaines (il faut avoir le sens des priorités dans la vie !) Néanmoins, cet espace médiatique pourrait également être l’occasion de rappeler que le climat n’est qu’une des 7 limites planétaires déjà dépassées. N’ayant pas la place ici pour détailler les 7, je me concentrerai sur l’une d’elles : le changement d’affectation des sols. Cet indicateur s’exprime en PDF.m2.an, où PDF désigne la proportion potentielle d’espèces disparues. Autrement dit, deux critères principaux sont à prendre en compte : -       La superficie concernée -       La nature du changement (transformer une forêt primaire en champ cultivé n’a pas les mêmes répercussions que sa transformation en un parking de supermarché) Or, à force de jouer à Sim City comme sur la photo ci-dessous, les valeurs n’ont de cesse d’augmenter. En France, on parle de l’équivalent d’un département artificialisé tous les 8 ans. Les conséquences sont désastreuses pour la biodiversité : non seulement les populations animales et végétales s’effondrent, mais elles se retrouvent également beaucoup plus au contact des hommes. Ne nous étonnons donc pas que des loups viennent croquer nos moutons ou que des pangolins ramènent des cochonneries sur les marchés de Wuhan. La France s’est engagée à atteindre zéro artificialisation nette en 2050 (ZAN). Elle en est hélas probablement encore plus loin que de ses objectifs climatiques. A garder en tête au cas où le gouvernement s’en souviendrait en 2049…

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