Post by Sofia Azzouz Ben-Mansour
Historienne de l’art
Merci à mon ami le talentueux photographe Romain Hannoun pour cette photo officielle au Musée Gustave Moreau. L’antre du symbolisme. Nouvelle Sofia, ma plume a pris de la maturité. La beauté sauvera le monde. Merci à Fiodor Dostoïevski d’avoir écrit ma devise, que j’ai faite mienne. J’écris ici depuis 2009. Par mes chronqiues je tente de dire non à cette société du nivellement par le bas, idiocratie en puissance et non aussi à la morosité ambiante. Une simple Historienne de l’art Franco-marocaine qui écrit, à côté de son métier, des choses intelligentes pour rendre la culture accessible. Je ne suis pas née libre, mais avec des carcans sociaux qui m’étouffaient, et un jour, j’ai commencé à lire les livres des esprits du 18eme siècle : de Diderot à Voltaire, en passant par Madame de Sévigné, 1 siècle plus tôt. Ils m’ont rendue libre et m’ont appris à m’affranchir des autres. En 16 ans, j’ai vu aussi les réseaux sociaux changer. Le temple de Narcisse, moi, je n’ai rien fait. Chaque jour est un combat et je suis encore à la recherche de ma légitimité. Quand on a une double culture entre le Maroc et la France, on est sans cesse écartelé. Comme un cœur entre 2 rives. Tout comme les mutants ou les monstres de Mary Shelley, j’ai décidé de devenir une historienne de l’art hybride, autant à l’aise avec Anne de Bretagne qu’à écrire sur Moulay Ismaïl ou sur la plus grande intellectuelle Marocaine, ma maître à penser à jamais : Fatema Mernissi. La plus grande de toutes. En 2026, je crois que la culture est plus que jamais nécessaire, à l’heure où les fake news envahissent notre société et où cette télévision ne s’éteint jamais. Je crois que nous vivons le replay du roman de George Orwell, 1984, où les réseaux sociaux deviennent aussi des descendants de Fouquier-Tinville. Ma volonté est sans limites, et merci à Jacques Cœur de m’avoir appris à être téméraire et vaillante dans une époque où l’on se cache derrière des pseudonymes, où la culture du buzz et du clash est éternelle. J’espère avoir encore des choses à dire et à écrire. Les gens veulent que l’on parle du beau, de la littérature et d’amour. Et comme dans une petite bouteille, je lançais mes cris de SOS à Saint-Ex, le plus courageux des aviateurs et mon écrivain préféré depuis mes dix ans. Écrire pour lutter contre cette tendance à l’idiocratie en puissance. Ma relique de femme face à la désespérance de notre société française fracturée. Avec mon cœur, Sofia..